Établi au sein du noyau bâti de Mortehan, cet ancien édifice rural conclut la rue de la Semois, cette voie en cul de sac donnant directement sur le cours d’eau en question. Le bien sert exclusivement d’habitation depuis de nombreuses années. La construction en schiste partiellement crépi s’apparente à un édifice monovolume avec auvent, mitoyen des numéros 5-7, également classés, qui présentent une organisation identique en miroir. La maison, en partie précédée d’un petit usoir, mobilise les entités fonctionnelles de logis, étable et grange. Elle s’accompagne également, à proximité du pignon de la maison, d’une petite construction indépendante couplée d’un four. L’édifice se présente en un volume rectangulaire unique divisé en trois cellules (de droite à gauche) : le logis offrant trois façades, l’étable au milieu et la grange mitoyenne avec celle de la maison voisine. La construction en schiste local est crépie sur la partie saillante du logis, correspondant à un agrandissement fait sur l’espace d’auvent. Ce dernier compte deux poteaux en bois sur piliers en béton. Les portes d’accès au logis, à l’étable et à la grange sont à encadrement de bois. Hormis un petit oculus en bois en façade du logis, l’ensemble des ouvertures de la maison ont été refaites en briques, bois ou béton. Une large bâtière à faible pente dont les ardoises de petite section ont été remplacées par de l’asbeste-ciment couvre le bâtiment. À quelques mètres du pignon accueillant le logis, se dresse une annexe en schiste dont la bâtière et la charpente ont récemment été renouvelées en sapin et tôle ondulée. Cette modeste dépendance est éclairée par une petite fenêtre à arc en lames schiste traditionnel légèrement bombé et l’accès s’y fait, à l’opposé, par une porte simple dont le linteau en bois est récent. Enfin, jouxtant cette annexe, une petite portion de clôture de jardin traditionnelle en plaques de schiste plantées à la verticale dans le sol, appelées palisses, est conservée.

Classement comme monument le 20 novembre 1972

  • Source: AWaP