Le mot potale est un terme wallon qui ne trouve pas de traduction littérale en français. Il est le diminutif du terme pote qui signifie petit trou. À Namur, potale est traduit par niche ou chapelle. À Liège, la potale désigne conjointement l’espace creux pratiqué dans un mur pour marquer la propriété et la niche abritant la statue d’un saint ou de la Vierge. Par analogie, le terme désigne également les petites caisses en bois accrochées aux murs des maisons. Lorsque la potale descend du mur et se pose sur un piédestal, elle est nommée borne-potale ou niche sur pied. Le terme borne renvoie ici simplement aux pierres dressées à des fins diverses. L’exemplaire conservé ici est un des rares spécimen présents sur le sol de la province du Luxembourg, où l’on rencontre plutôt généralement des calvaires. Installé à la croisée d’anciens chemins pour servir de repère, il s’agit d’une élégante potale placée en face de la ferme de Thiryfays. Elle date de 1819, comme l’indique l’inscription présente sur le pilier en pierre calcaire taillé sur trois niveaux et sommé d’un chapiteau ainsi que d’une croix en fer forgé. Le fût du monument est creusé d’une niche sous un larmier cintré contenant un Christ en croix.
Classement comme monument le 9 décembre 1991