Typiquement rural, le lavoir est l’endroit où l’on vient exclusivement laver son linge. Il participe à la vie courante de la communauté paysanne et occupe une place importante au sein du village ; il était le lieu de rendez-vous des lavandières qui, contrairement à une représentation très répandue, s’y rendaient le plus souvent pour rincer le linge et non le laver. Beaucoup de ces lavoirs n’ont malheureusement pas survécu à l’invention des machines électriques mais plusieurs d’entre eux restent aujourd’hui des témoins d’une époque révolue. L’Ardenne et la Lorraine et leurs villages traditionnels conservent un nombre conséquent de lavoirs. La forte concentration de lavoirs dans la province du Luxembourg a également une explication historique. En effet, en 1866, une épidémie de choléra envahit la province et incite les autorités publiques à prendre des mesures en faveur d’une amélioration de l’hygiène des populations. La construction des lavoirs permet ainsi d’améliorer les conditions de nettoyage du linge, ce dernier étant auparavant lavé dans les rivières, les ruisseaux ou les mares qui étaient également le lieu de nettoyage du matériel agricole. Plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui protégés par une mesure de classement, dont cinq dans la commune de Chiny. C’est le cas de celui de Valansart, érigé dans la seconde moitié du XIXe siècle en moellons de calcaire. Il est caractérisé par la hauteur inhabituelle de ses murs latéraux et de ses quatre piliers qui délimitent les trois larges ouvertures.
Classement comme monument le 2 février 1983