L’ancien presbytère, aujourd’hui lieu d’exposition, est une des plus belles bâtisses du village de Chassepierre. Construit en 1790, il prend la forme d’une maison d’allure classique : un double corps de trois travées sur deux étages et un niveau de caves. La façade, crépie, possède des chaînages d’angle et des encadrements de fenêtre en pierre peinte. La porte est précédée d’un perron et surmontée d’une niche abritant une statue de la Vierge. Typique de l’époque, elle possède une toiture mansardée percée de trois lucarnes aux encadrements décoratifs en zinc. Celle du milieu prend la forme d’une fenêtre à linteau bombé tandis que celles situées aux extrémités prennent la forme d’un œil-de-bœuf. À l’arrière, quelques vestiges du bâtiment précédent sont encore visibles. À gauche du presbytère, une façade moderne percée de deux garages cache un édifice bien plus ancien. Il s’agit d’une maison toute en profondeur remontant probablement au 17e siècle. L’origine ancienne de cette maison est bien visible au niveau du mur-pignon, situé dans la petite ruelle menant à la Semois. On y aperçoit de nombreux percements en pierre calcaire, une porte avec un arc en plein cintre ou encore une fente d’aération. Les façades arrière de cet édifice ont été retouchées aux 18e et 19e siècles. Le presbytère et la maison jointive se situent au cœur d’un important site classé comprenant également l’église Saint-Martin, le cimetière, l’ancien moulin et les berges de la Semois.
Classements comme monument et comme site le 30 juin 1994