Édifice public né dans nos régions au 19e siècle, le lavoir doit répondre à certains besoins. Typiquement rural, il est l’endroit où l’on vient laver son linge. Il participe à la vie courante de la communauté paysanne et occupe une place importante au sein du village ; il était le lieu de rendez-vous des lavandières. Beaucoup de ces lavoirs n’ont malheureusement pas survécu à l’invention des machines électriques et les survivants restent aujourd’hui des témoins d’une époque révolue. L’ancien lavoir de la charbonnière a été bâti sur un plan rectangulaire ouvert sur un de ses côtés. Il a été érigé en schiste sous une bâtière d’ardoises, matériaux typiques de la région. La toiture à deux pans est soutenue par deux solides piliers en bois. Autrefois en bois eux aussi, les bacs abreuvoirs ont été remplacés par des éléments en pierre lors d’une restauration de l’ensemble en 1903. Parmi ceux-ci se trouve un bac aux bords inclinés pourvu d’un agenouilloir en béton permettant de faciliter le battage du linge par les lavandières. Le bac de rinçage a pour sa part malheureusement disparu. Quant aux bacs situés à l’entrée du complexe, ils servaient à abreuver le bétail mais aussi à alimenter les autres bacs dans lesquels le linge était lavé et rincé. Gravement endommagé au fil des années, l’édifice a été entièrement restauré : toiture remplacée et murs consolidés. L’ensemble s’est paré d’un beau badigeon blanc lui donnant un charme supplémentaire.


Classement comme monument le 21 décembre 1977
 

  • Source: Agence wallonne du Patrimoine